Soro, un boulet pour Kaboré et Ouattara

Nouvelle escalade dans les relations déjà difficiles entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. La justice burkinabè a annoncé aujourd’hui avoir émis un mandat d’arrêt contre Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

Pour l’instant, aucune information n’a filtré sur les charges retenues par la justice burkinabè, à l’encontre de Guillaume Soro.

Mais le seul dossier en justice connu à Ouagadougou et dans lequel le nom du président du parlement ivoirien apparait est celui du putsch de septembre 2015, perpétré par des éléments du Régiment de sécurité présidentielle.

Le premier ministre de la Transition, puis le président du parlement intérimaire burkinabè ont publiquement affirmé avoir des preuves de l’implication de Guillaume Soro dans le coup d’Etat du général Diendéré.

Au Burkina, les analystes estiment peu probable une coopération de la justice ivoirienne dans l’exécution de ce mandat d’arrêt.

Il fait suite à un autre mandat d’arrêt de la même justice militaire, émis à l’encontre de l’ancien président Blaise Compaoré pour sa responsabilité présumée dans l’assassinat du président Thomas Sankara.

La présence du président ivoirien Alassane Ouattara à l’investiture de Roch Marc Christian Kaboré avait été interprétée dans certains milieux comme l’expression d’une volonté pour les deux pays de détendre leur relation.

Roch Marc Kaboré à plusieurs fois affirme son engagement à laisser la justice travailler en toute indépendance.

L’émission coup sur coup de mandat d’arrêt contre Blaise Compaoré et Guillaume Soro complique la tâche pour les diplomates burkinabè et ivoiriens.