Simon annonce avoir déjoué un coup d’Etat

Avec à leur tête l’adjudant-chef Gaston Coulibaly, une trentaine de militaires avaient planifié un putsch au Burkina, dans a nuit du 8 octobre.

A se fier aux dires du ministre en charge de la Sécurité, Simon Compaoré, le camp de gendarmerie Paspanga était la cible à prendre par les présumés comploteurs.

Devaient suivre, aussitôt après, le palais présidentiel et la prison militaire de Ouagadougou, où sont détenus notamment les généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé.

Dans l’éventualité d’un échec de leur opération, les présumés auteurs avaient, selon toujours le ministre de la Sécurité, un plan B, consistant à provoquer des mutineries le dimanche 9 octobre dans les casernes à l’intérieur du pays.

Dans le pire des cas, un plan C prévoyait des actions de désinformation à l’endroit des militaires pour susciter, à terme, une rébellion armée.

Une enquête pour atteinte à la sureté de l’Etat a été ouverte. 32 militaires ont été auditionnés, 19 sont placés en garde à vue. 10 civils ont également été entendues.

Le cerveau de l’opération, est en fuite, selon Simon Compaoré.