Pas «nécessaire» de faire une autopsie sur les victimes du putsch

«Le juge a estimé qu’il dispose de tous les éléments dont il avait besoin sur les causes de la mort». Déclaration faite vendredi à Ouagadougou par le Colonel Sita Sangaré, président du Tribunal militaire en charge de l’enquête sur le coup d’Etat du 16 septembre.

Les corps des personnes mortes dans le cadre de ces évènements n’ont pas été autopsiés, contrairement à une promesse qui avait été faite par des membres du gouvernement. «Il n’était plus nécessaire de rallonger la procédure», souligne le colonel Sangaré.

Vingt-trois personnes sont formellement inculpées dans l’affaire du coup d’Etat. Parmi elles, le Général Gilbert Diendéré. Il encourt la peine de mort, parce qu’il est, entre autres, poursuivi pour «crime contre l’humanité».

Egalement inculpés, Hermann Yaméogo et Léonce Koné, tous deux leaders de partis politiques.

Toute personne qui estime avoir subi un préjudice à la faveur du coup d’Etat du CND «peut se constituer partie civile» dans la procédure, selon les indications du président du tribunal militaire.

L’enquête se poursuit avec trois juges d’instruction. Certains éléments restent, de ce fait, couverts par le secret de l’instruction. C’est le cas du motif de la perquisition du domicile de Guillaume Soro, le président de l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Le président Sangaré se contente de préciser qu’il s’agit d’un domicile «privé».

Aucune date n’a été donnée pour l’ouverture du procès sur le coup d’Etat réalisé par le Général Diendéré et des éléments de l’ex-RSP.