Les enfants juridiquement mieux protégés

Le ministère de la Justice, des droits humains et de la promotion civique a organisé le jeudi 26 janvier 2017, un atelier sur l’appropriation d’outils juridiques pour mieux protégés les enfants. Il s’agit de la loi n°0011-2014 du 17 avril 2014 portant répression de la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants a de la feuille de route portant prévention et retrait des enfants issus des sites d’orpaillage. Découvrir la loi, les effets néfastes des pratiques incriminées sur les enfants et leur éducation était l’objectif visé de l’atelier.

En effet, la protection des enfants contre toutes les formes de violence occupe une place centrale dans les instruments internationaux en matière de droits humains. Et le Burkina Faso faisant partie à tous ces instruments, est juridiquement  tenu de prendre toutes les mesures adéquates pour réprimer toutes les formes de violence à l’encontre des enfants. 

C’est ainsi que le Conseil des droits de l’homme et le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies ont recommandé au Burkina Faso de prendre des dispositions administratives, législatives, judiciaires et autres pour assurer une meilleure protection des enfants.

En vue de donner effet à ces recommandations, le Burkina Faso a pris des mesures conformément au plan d’action national de mise en œuvre des recommandations de l’examen périodique universel et des organes et traités. Parmi ces mesures, il y a non seulement la loi n°0011-2014 du 17 avril 2014 dont il est question, mais aussi la loi n°036-2015/CNT du 26 juin 2015 portant code minier du Burkina qui punit d’une amende et/ou d’un emprisonnement tout titulaire d’un titre minier qui tolère ou feint d’ignorer la présence ou le travail d’enfants mineurs et s’abstient de prévenir les autorités compétentes.

Pour Jean de Dieu Bambara, directeur général de la défense et des droits humains, quand il n’y a pas d’instruments qui protègent, tous les abus sont possibles. C’est pourquoi selon lui, avec cette loi, il y a des sanctions prévues à l’encontre de tout contrevenant. Il a aussi assuré que pour ce qui est du retrait des enfants des sites d’orpaillage, le processus est déjà amorcé avec la région du Centre Nord comme zone pilote.