Le gouvernement veut créer un cadre permanent de dialogue social

La rencontre annuelle gouvernement/syndicats qui a débuté le 24 janvier a pris fin le 1er février 2017 soir à l’immeuble Baonghin. Une semaine, c’est le temps qu’a duré la première rencontre du gouvernement Thiéba avec le syndicat au compte de l’année 2016. Au sortir de ces travaux, les syndicats estiment que leurs attentes n’ont pas été comblées. Pour le président de mois des centrales syndicales, Paul Kaboré, les négociations ont abouti à des réponses partiellement satisfaisantes pour les travailleurs en particulier et les populations en général.

Pour l’ensemble des syndicats, le dialogue social sincère, constructif et fructueux implique le respect mutuel des acteurs, le respect de la parole donnée et la mise en œuvre effectif des engagements pris. Malheureusement, les syndicats disent constater que l’ensemble des engagements pris par le gouvernement au titre de l’année 2015 n’ont pas été mis en œuvre avec des résultats tangibles.

Du coté du gouvernement, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba estime que la une semaine de discussions a abouti à des conclusions pertinentes et consensuelles. Il assure que son gouvernement tiendra ses engagements et donnera les suites appropriées aux conclusions issues de cette rencontre.

Cependant, sur la revendication des statuts autonomes et particuliers soulevés en divers par le gouvernement, l’UAS estime qu’elle n’est pas habilitée à remettre en cause cette demande émanant de certains corps. Elle voudrait se contenter de suggérer au gouvernement d’engager un dialogue constructif avec les corps porteurs de telles demandes.

Sur la question de la législation en matière de grève, l’UAS a invité le gouvernement à mener une réflexion objective et approfondie sur les causes et responsabilités relativement à l’absence de service minimum, la tenue de sit-in et le laxisme dans les services.

Au-delà de tout, l’UAS réitère sa volonté et sa disponibilité à un dialogue social sincère, constructif et fructueux qui donne des solutions idoines aux problèmes des travailleurs et des populations. En outre, les échéances exprimées par l’UAS sur la question de la loi 081 relative entre autre aux encadreurs pédagogiques n’ayant pas été retenue, le mouvement syndical se désengage d’éventuels mouvements sociaux à ce sujet.

Le chef du gouvernement a indiqué que dans les semaines à venir, son gouvernement concrétisera son engagement à consolider le dialogue avec les partenaires sociaux par la création d’une institution permanente du dialogue social. Et les échanges qui auront lieu dans cette structure, seront intenses et réguliers et porteront sur toutes les préoccupations du monde du travail.

Ainsi, le dialogue social qui s’esquissera dans le cadre de l’institution du dialogue occupera une place importante dans la mise en œuvre du PNDES, la régulation sociale du travail et la gouvernance.