Le gouvernement note de “bonnes pratiques” chez les Koglwéogo

Le gouvernement burkinabè précise sa position sur la multiplication des brigades d’auto-défense, les Koglwéogo.

A la suite d’une concertation qu’ils ont tenue jeudi sur le sujet, les ministères en charge de la Défense, de la Sécurité et celui des Droits humains affirment que ces brigades “répondent à un besoin réel de sécurité des populations”.

Du reste, poursuit le communiqué publié à l’issue de cette concertation, “des bonnes pratiques ont été notées” dans les activités des Koglwéogo. Le gouvernement en veut, pour preuve, leur “collaboration avec les forces de défense et de sécurité”.

Toutefois, note le gouvernement, “de graves dérives” ont été constatées dans les agissements de ces organisations. Il s’agit des “atteintes aux droits humains et la pratique d’actes illégaux de police judiciaire”.

Mais il n’est pas question d’interdire les Koglwéogo. Le gouvernement opte pour la sensibilisation, “dans le sens de les amener à se conformer à la loi”.

La rencontre sur les Koglweogo a été co-présidée par le ministre en charge de la Sécurité, Simon Compaoré, et celui de la Justice, René Bagoro.

Le phénomène des Koglweogo suscite une vive controverse au Burkina Faso depuis plusieurs semaines. Dans une déclaration conjointe dimanche, trois syndicats de magistrats ont exigé leur “démantèlement sans délai”.

Une sortie qui fait suite à celle de la Sécurité le 4 février. Il avait déclaré que les constitutions de ces groupes d’auto-défense sont des “initiatives intéressantes”.