Le fichier électoral en question

La commission électorale nationale indépendante (CENI) a débuté dans la matinée du lundi 20 février 2017 à Koudougou (province du Boulkiemdé) un atelier de validation du mode opératoire de la mise à jour annuelle du fichier électoral national.

Durant cinq jours, les participants à cet atelier venus de plusieurs pays vont se pencher sur la problématique du fichier électoral. En effet, le code électoral burkinabè en son article 50 stipule que : “…les listes électorales biométriques font l’objet d’une révision annuelle par la commission électorale nationale indépendante…”
Ainsi, la CENI voudrait à travers le cycle électorale 2017-2021, opérationnaliser les révisions annuelles du fichier électoral jusque-là non effectives. Aussi, voudrait-elle par cet atelier écrire un mode opératoire pour la collecte massive des données sur la base des données actualisées de l’état civil, de la carte d’identité, de la justice et les omis des précédents recensements.

Les participants vont bénéficier de plusieurs exposés faits par les experts et les partenaires de la CENI avant de faire des propositions.
Pour le président de la CENI, Newton Ahmed Barry, cet atelier va permettre à  l’institution de mutualiser les expériences afin d’avoir une approche nouvelle pour qu’au sortir du cadre d’échange, ils aient un document opérationnel, un fichier dynamique qui réponde aux normes et à moindre coût.
Le représentant du ministre d’Etat, Alfred Gouba a dit attendre beaucoup de cet atelier car, si la révision du fichier électoral était annuelle, elle permettrait d’économiser, surtout dans un contexte de raréfaction de ressources.
Il faut noter que cet atelier a eu le soutien de l’organisation internationale de la francophonie (OIF).