Le CDP, pour le vrai déclin

L’ancien parti au pouvoir se déchire, en s’offrant le luxe de le faire devant les camera.

Le 23 septembre, puis le 16 octobre 2021, c’est la police qui a dû intervenir pour éviter que les coups de poing entre militants conduisent à une situation plus dramatique.

Chacun des protagonistes y va de son explication pour, in fine, se donner raison.

Mais le problème est sans doute ailleurs.

Cette crise met en scène les jeunes du parti. Ceux qui sont supposés être l’avenir du CDP dialoguent par des invectives et bien plus. Et s’il faut la police pour séparer la bagarre, c’est la démonstration que les mécanismes interne de résolution des conflits sont inopérants.

En réalité, Eddie Komboïgo hérite d’un parti qui a toujours du mal à se réinventer, après avoir été éjecté du pouvoir par la rue.

Dans l’approche, qu’est-ce qui a changé dans la gestion des militants et de leurs ambitions, depuis Octobre 2014 ?

A l’absence de réponse à cette question centrale s’ajoute le rôle de Blaise Compaoré, celui par qui est né le CDP. En son nom, il se dit et se fait des choses et leurs contraires, sans qu’il ne lève la moindre des ambiguïtés. Son indécision est nuisible au parti qui demeure, de ce fait, dans un tutorat sans tuteur.

Les élections municipales se profilent à l’horizon et le CDP joue gros.

Un parti de sa trempe ne peut se permettre d’avoir autant mal à sa jeunesse, à sa relève. Sauf à vouloir définitivement disparaître, en ne devenant que juste un sigle, comme en trouve par dizaines au Faso.