La limitation de mandats s’invite à la Chambre de commerce

Plus personne ne pourra faire plus de deux mandats consécutifs “au même poste” dans le futur bureau consulaire. C’est l’une des reformes principales instaurées par la Délégation spéciale, l’instance intérimaire mise en place depuis décembre 2014 pour piloter la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF).

D’autres changements ont été apportés aux textes régissant l’organisation et le fonctionnement de cet établissement public créé en juin 1948.

Le nombre d’élus consulaires passe de 123 à 151, et des représentants des secteurs des mines, de l’enseignement privé, de la téléphonie mobile ou encore de la médecine privée siègeront désormais au sein de la CCI-BF.

Selon le président de la délégation spéciale, les membres consulaires devront adhérer, en début de mandat, à “une charte d’éthique et de déontologie”. Cette démarche devra contribuer à mieux assurer le caractère apolitique de l’institution et à prévenir les conflits d’intérêts, ainsi que les délits d’initiés.

Les élections à la chambre de commerce se tiendront à une date qui reste à fixer par le ministre en charge du Commerce.

La présidence de l’institution est convoitée. Le premier candidat déclaré est Safiatou Lopez Zongo, patronne d’une entreprise de travaux publics. Lors d’une cérémonie de présentation de sa candidature, le 13 juin 2015 à Ouagadougou, elle a justifié son ambition par son désir “d’aller au combat pour apporter la délivrance de l’économie face à ces vents de prédation qui l’avaient engloutie dans un tel marasme”.