L’UPC entame sa “descente en enfer”

L’heure est grave au sein de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), à se fier à des propos de Armand Ouali. Dans une longue lettre manuscrite qu’il a adressée à son président, Zéphirin Diabré, celui qui n’est autre que le vice-président de l’UPC rue dans les brancards.

Il dénonce “l’absence de structure de formation”, ainsi qu’un fonctionnement financier “étrange” et “opaque” de l’UPC.

Armand Ouali relate, dans sa lettre, que les comptes du partis sont “tous au rouge,  mais des centaines de millions de francs CFA ont été sortis de domiciles privés financer la campagne du 29 novembre 2015”.

L’ancien maire de Gaoua voit, en l’attitude de certaines personnes, une volonté manifeste de patrimonialisation de l’UPC. “Qui a tenté, sans succès jusque-là, de transformer le champ collectif qu’est l’UPC en son champ personnel ?”, s’interroge-t-il.

Sur le positionnement idéologique du parti, Armand Ouali semble tomber des nues. “Seul, sans concertation avec aucun dirigeant de l’UPC, pire, sans autorisation d’aucun organe”, relève-t-il, le président du parti s’est déclaré “libéral”. Un non-sens car “même les novices en politique savent que le cœur du peuple burkinabè bat à gauche”.

Cette proclamation est tout simplement un “reniement abject”, car le manifeste du parti est sans équivoque sur le sujet.

Monsieur Ouali rappelle que l’UPC, dès le départ, a opté de ne pas suivre la mode consistant, pour les partis politiques, à se proclamer libéraux, socialistes, socio-démocrates, communistes, etc.

Et Armand Ouali de prédire : “l’UPC ne réussira jamais à être suffisamment rassurante pour rassembler, au-delà de son camp, les franges de la société qui, tout en voulant le changement, refusent l’aventure”.

Tout n’est pas perdu pour autant. Dans sa missive intitulée “lettre numéro UN à mon jeune frère Zeph”, Armand Ouali affirme : “ce qui ressemble actuellement et vraisemblablement à une descente aux enfers politiques de l’UPC peut et doit être corrigé”.