Koglwéogo : Ouf, la république n’est pas morte !

Face aux tergiversations et calculs politiques de l’exécutif central, le gouverneur de la région de l’Est a pris ses responsabilités.

Le colonel-major Hyacinthe Yoda, cité par l’Agence d’information du Burkina (AIB), n’a pas fait dans le flou face aux représentants des Koglwéogo, ces milices qui, chaque jour, empiètent un peu plus sur les prérogatives de l’Etat.

“On ne peut pas tolérer que des Kolgwéogo arrêtent des gens, les violentent, les enferment et les verbalisent”, a déclaré, lundi, le gouverneur Yoda, avant d’exiger d’eux qu’ils libèrent la région de l’Est “dans un bref délai”.

Ces dernières semaines, les Koglwéogo n’ont eu de cesse de multiplier les actes de défiance à l’encontre de l’Etat. Ceux de Sapouy ont boycotté une réunion convoquée par le ministre en charge de la Sécurité. Simon Compaoré qui, en mi-février, avait affirmé que “les Koglwéogo sont utiles”.

Ce mardi expire l’ultimatum de 72 heures accordé par des Koglwéogo aux autorités de la ville de Fada pour obtenir la libération de 10 des leurs, placés en détention pour avoir séquestré et torturé un présumé voleur de bœuf et son frère.

A présent, il faut que le Premier ministre fasse sa première sortie publique sur cette gangrène Koglweoguiste. Et ce sera pour affirmer la primauté du droit, dans cet Etat de droit qu’est le Burkina Faso.