Burkina Faso

La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) s’insurge contre l’attaque d’une église paroissiale perpétrée dimanche à Dablo, commune située dans la province du Sanmantenga.

Dans une déclaration rendue publique le 13 mai, la faîtière des organisations associatives musulmanes condamne « sans appel et avec la dernière énergie ces actes ignobles » qui ont occasionné la mort de 6 personnes.

La FAIB invite l’ensemble des Burkinabè à « l’union contre le terrorisme ». Une nécessité, selon elle, car le massacre de Dablo fait suite « à d’autres perpétrés récemment à Sirgadji contre un temple, entrainant la mort d’un pasteur, à Arbinda contre le Cheick de la localité et plusieurs autres exactions terroristes contre des imans ».

Selon la Fédération, « opposer les différentes confessions religieuses qui ont toujours vécu en bonne intelligence est l’objectif des terroristes »

Antonio Gutterres s’est ému de la situation qui prévaut au Burkina Faso Faso. « Consterné par le nouvelles en provenance du Burkina Faso », écrit-il sur son compte Twitter dimanche en fin de journée. Et de poursuivre : « les maisons de culte devraient être des refuges, pas des cibles » de la violence.

Dimanche dans la matinée, un commando de présumés terroristes a fait irruption dans la commune de Dablo où il a abattu six personnes, dont un prêtre alors qu’ils participaient à la messe.

Que se serait-il passé le mercredi 8 mai à La Poste si le Directeur général, stoïquement, avait refusé de suivre les agents de sécurité venu lui demander d’accepter son exfiltration ? Gilbert Goh, secrétaire général du Syntrapost allait-il ordonner le lynchage du sieur Nabi Issa Coulibaly ?

Qu’un mouvement de foule connaisse un débordement violent est condamnable, y compris aux yeux de la loi. Mais que le premier responsable d’une organisation syndicale légalement constituée assume ces faits est, en sus, d’une extrême gravité. « Ce n’est pas qu’on est auteur de ce qui est arrivé mais on ne se dédouane pas aussi », a eu à déclarer Gilbert Goh. Pourtant, un syndicat, ça se respecte, et ça se fait respecter, par la force de l’argumentaire.

C’est un droit légitime des travailleurs de la poste de déployer toutes les initiatives pour l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. Des initiatives qui, dans un état de droit, sont prévues et canalisées par la loi.

Il faut donc urgemment que la raison revienne à La Poste. Le Syntrapost a le devoir d’y contribuer, pour justifier pleinement son rôle de représentant et porte-voix des travailleurs face à la direction.

La violence, notre pays en a suffisamment déjà, avec les mouvements terroristes qui nous agressent et nous endeuillent à longueur de temps. Le massacre de Dablo survenu ce dimanche ne fait que nous le rappeler trop. Les Burkinabè n’ont pas besoin d’un syndicalisme terrorisant sur leur sol.

Au passage, mention spéciale aux éléments de la police qui ont préféré jouer la carte de l’apaisement en s’en allant avec le Directeur général Coulibaly. Comme ils en ont la prérogative, ils auraient pu opter de restaurer l’ordre dans cet espace public.

La sagesse, l’élégance dans les méthodes ne sont nullement antinomiques à la fermeté. Si les travailleurs de La Poste sont certains de leurs bon droit, ils finiront par triompher.

Dans son document de présentation consultable sur le site www.sonapost.bf, la Syntrapost insiste qu’il est « surtout une force de proposition de solution aux problèmes du moment ». Ce syndicat, né sous la houlette du très respectable Joanny Kaboré qui fut son premier secrétaire général, réaffirme, dans le même document, « œuvrer par le dialogue à l’amélioration continue des conditions de travail de ses membres ».

Le Syntrapost, depuis sa création en 1990, s’est toujours présenté à l’opinion comme étant davantage un syndicat responsable. Tout porte à croire donc que ce mouvement d’humeur violent n’est le fait que d’un groupuscule qui semble avoir des problèmes avec le syndicalisme,et surtout, avec l’histoire même du syndicat dont ils se réclament.

Si pomme de discorde il y a, et c’est envisageable, ce doit être sur la conduite des nécessaires réformes qui tardent à être mises en œuvre. Selon plusieurs cadres de l’entreprise, La Poste est à la croisée des chemins : reformer au plus tôt ou périr.

Les travailleurs ont sans doute à cœur de préserver leur outil de travail et c’est dans la concertation que la meilleure formule pour y parvenir sera trouvée. Il y a donc mieux à faire à La Poste que de se livrer en spectacle aux badauds. L’entreprise a considérablement perdu du terrain dans son cœur de métier qu’est la livraison du courrier. 

Le 11 octobre 2018, face à la presse, le Directeur général insistait sur l’impératif pour La Poste de retrouver son rang de « premier coursier professionnel » au Burkina Faso. Pour y parvenir, il faut de la sérénité, et du travail car, comme le soulignait le ministre de tutelle, Hadja Fatimata Ouattara, « le courrier classique n’est plus une activité rentable pour la poste ». C’était le 6 décembre et elle demandait à La Poste d’imaginer des solutions pour être « proche de sa clientèle, avec des services innovants ».

Lors de la 26e assemblée générale des sociétés d’Etat en juin 2018, La Poste était de la liste des entreprises qui ont connu une baisse de leur volume d’activités et un recul du chiffre d’affaires sur l’année.

Dit simplement, la survie de la poste est en question et il faut travailler à éviter l’un des plus anciennes entreprises publiques burkinabè de mettre la clé sous le paillasson.

Il faut donc espérer que cette surchauffe sera relèvera vite du passé pour que prenne place un dialogue fécond pour faire de La Poste une entreprise à nouveau prospère. Près de 3000 emplois directs et indirects sont en jeu.

C’est une image de ville fantôme que donne Dablo, quelques heures après la mort de 6 personnes tuées lors de l’attaque d’une église.

C’est alors que la messe de dimanche se déroulait dans cette localité située dans la province du Sanmatenga qu’un groupe armée a fait irruption et a ouvert le feu sur les fidèles.

Le prête, l’abbé Siméon Yampa, fait partie des victimes.

Les assaillants ont, par la suite, incendié l’église et des débits de boissons communément appelés « maquis ».

L’attaque n’a pas été revendiquée. Elle intervient au lendemain du lancement d’une opération antiterroriste dans la région par l’armée burkinabè, et trois jours après la libération de quatre otages près de la frontière malienne par des soldats français et burkinabè.

Coup sur coup, le gouvernement annonce sa volonté d’exproprier les attributaires de parcelles non encore viabilisées de la Zone d’activités commerciales et administratives (Zaca), puis ceux de Ouaga 2000.

Une mesure perçue, dans certains milieux, comme une pression inopportune, au regard de la relative morosité de l’économie burkinabè.

Evidemment, pour les sans terre de la capitale, c’est pratiquement un cri de victoire qu’il faut lancer.

Difficile, pour ces derniers, de comprendre que des personnes puissent « parquer » de si grands espaces en ville, alors que, eux, ne demandent qu’un lopin de terrain pour s’y abriter.

Mais cette controverse est loin d’être le souci du gouvernement burkinabè qui est, selon certains observateurs, plutôt intéressé par se faire pleins les poches.

En effet, même si le refrain quotidien de bon nombre de personne est le « rien ne va dans le pays », la spéculation foncière, elle, ne cesse d’enfler.

Des parcelles sont vendues à des centaines de millions; voire des milliards de francs CFA.

C’est cette aubaine qui a mis l’eau à la bouche du gouvernement de Paul Kaba Tiéba.

L’Etat veut sa part du gâteau, et a donc décidé de prendre part à la spéculation.

Les terrains retirés seront remis en vente, à des prix probablement actualisés.

Quand les ressources se font rares, toutes idées pour renflouer les caisses de l’Etat est à priori la bienvenue.

Les magistrats français ont renvoyé au 3 octobre leur décision sur la demande d’extradition de François Compaoré formulée par le Burkina Faso.

Le 13 juin, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a requis de la justice burkinabè « des éléments matériels précis de nature à impliquer François Compaoré dans la commission des infractions qui lui sont reprochées ».

Le frère cadet de l’ancien président du Faso est poursuivi dans son pays pour sa responsabilité présumée dans l’assassinat survenu le 13 décembre 1998 de journaliste Norbert Zongo.

Ceci est un cri du cœur du Moussa Zerbo, député de l’Union pour le progrès et le changement, un parti d’opposition burkinabè. C’est une voie de plus dans la polémique née de l’annonce d’une implantation d’une usine textile à Ouagadougou. Le Samedi, ce sont des chefs traditionnels de Koudougou qui ont demandé au président du Faso de peser pour que le nouvel investissement soit réalisé dans leur ville. Pour le député Zerbo, c’est plutôt Bobo Dioulasso qui doit être le point d’implantation de la nouvelle usine.

« Pays reconnu comme l'un des meilleurs producteurs de coton de la sous-région, surtout grâce à sa région Ouest où se trouve la capitale économique, le Burkina Faso n'a malheureusement pas une capacité à transformer son or blanc sur place. En  conséquence, l’exportation de cette matière première ne profite presque pas aux producteurs et au pays!

Fort heureusement, une lueur d'espoir semble pointer à l'horizon, avec le turc Ayka Textile  dont le Président, Yusuf Aydeniz,  déclarait à  sa sortie d'audience avec le Premier ministre Paul Kaba THIEBA:" Dans les six mois à venir, l'usine sortira de terre".

Le coût de l'investissement est estimé à 220 milliards de francs CFA, soit 335 millions d’Euros, et l’usine créera à terme 12 000 emplois.

C’est un projet salutaire. Mais, la grande déception vient du choix du lieu d'implantation de cette usine dans la capitale politique, Ouagadougou, au détriment de la capitale économique, Bobo-Dioulasso, qui, mieux, est pourvoyeuse de la matière première qu'est le coton.

Jadis, cette ville et ses alentours faisaient la fierté de notre pays de par les immenses potentialités qu'ils offraient sur tous les plans: Productions céréalière, cotonnière, fruitière, maraîchère ; ressources halieutiques, etc.

Nous savons également que toute usine exige beaucoup en matière d'eau.  Cette denrée est justement en abondance à Bobo-Dioulasso.

Une usine telle que la SAVANA, qui transformait les fruits et légumes en jus, en purée de conserve (tomate, confiture,...) et dont les produits étaient prisés dans la sous-région, a dû être bradée. La SIFA, première en production de motocyclettes et vélos,  a disparu. La SOFAPIL Winner agonise depuis des mois à cause de 800 millions de francs d'impôts impayés. La liste est longue,  si longue que l'on ne pourrait l’épuiser.

Avec cette usine de transformation de textile, il y a une réelle opportunité de soulager la souffrance de nos producteurs de coton, et de redonner un nouveau souffle à Sya. Hélas! Notre gouvernement se penche pour l’implantation de l’usine à Ouagadougou, loin de la matière première, loin des ressources en eau, malgré les surcoûts. La raison avancée est que c’est l’investisseur qui a choisi Ouagadougou. Cet argument ne tient pas, d’autant que l’Etat burkinabè détient 45 pourcent des actions. D’ailleurs, comment un Etat sérieux va-t-il se plier ainsi face à des investisseurs ?

L’implantation de l’usine à Ouagadougou va engendrer des frais supplémentaires pour le transport. Nous pensons que, du point de vue de la situation géographique, par rapport au chemin de fer qui nous relie au port d'Abidjan, le pays gagnerait à implanter cette usine à Bobo-Dioulasso.

Loin de nous un esprit régionaliste !  C'est une question de bon sens!

Chers promoteurs et actionnaire, prêtez attention aux nombreux cris de cœur du Grand Ouest! 

Pour terminer, nous invitons solennellement les hommes politiques bobolais de tous les bords, les organisations de la société civile et les autres leaders d’opinions, à surpasser les divisions pour défendre ce qui est bien pour  le Burkina Faso et pour la ville de Bobo-Dioulasso.

Dans ce sens, nous les inviterons bientôt à signer une pétition à l’intention de nos plus hautes autorités. »     

C’est un secret de Polichinelle de le dire, mais le Burkina Faso a déjà perdu le contrôle sur une partie de son Nord. Dans de vastes territoires de la région du Sahel, ceux que l’on qualifie de terroristes se pavanent, quasiment en toute sérénité. Venus d’ailleurs dans un premier temps, ils ont fini par faire des émules au sein de la population locale. Une coalition d’intérêt s’est ainsi formée et sème la terreur. L’administration publique est devenue non grata dans plusieurs villages.

Aujourd’hui, il s’agit donc de reconquérir ces territoires que nous sommes en train de perdre, il faut assurer l’intégrité territoriale au Burkina Faso. Et ça, c’est la mission de l’armée nationale, dans son entièreté. Les Burkinabè ont besoin d’un signal fort, d’images qui rassurent.  Les "enfants" qui meurent dans le Sahel et des "chefs" qui attendent à Ouaga pour réceptionner et enterrer leurs corps, nous en avons assez.

Nous voulons des généraux, des colonels dans ces régions que les terroristes tentent de nous arracher définitivement. Cela pourrait se faire, sous l’impulsion du Président du Faso, par le découpage de cet espace en zones d’opération, placées sous le commandement de ces officiers supérieurs. Messieurs les "naaba", justifiez vos galons !

Le temps est plus que jamais venu pour l’armée nationale de démontrer qu’elle sait se battre pour autre chose que des positions politiques. Elle a su se mobiliser spontanément pour mettre fin à la tentative de confiscation du pouvoir politique en septembre 2015, elle doit sûrement être capable de s’organiser pour préserver le moindre centimètre carré du Faso.

Et ça, ce n’est pas à travers de longues et incessantes réunions à Ouagadougou.

Yacouba Ouédraogo

Chères collaboratrices, chers collaborateurs de l’administration scolaire et universitaire,

Chères enseignantes, chers enseignants, Chers élèves et étudiants, chers partenaires,

Le 2 octobre 2017 consacre la rentrée scolaire et universitaire 2017-2018. Cette date inaugure une nouvelle page de notre système éducatif et comme il est désormais de coutume, nous saisissons l’occasion pour nous adresser à vous, acteurs et partenaires de l’éducation.

D’emblée, nous avons une pensée pieuse pour les acteurs qui nous ont quittés. La Nation reconnaissante ne les oublie pas et les jeunes qu’ils ont formés les portent à jamais dans les sédiments de leur mémoire.

Avant d’évoquer les grands défis et les immenses chantiers qui nous attendent, il nous faut jeter un regard rétrospectif sur l’année précédente. Durant l’année scolaire 2016-2017, notre école a connu des turbulences parmi lesquelles la menace terroriste dans la région du Sahel mais fort heureusement, notre système éducatif a résisté héroïquement. De même, les cas de violence, de vandalisme et d’incivisme sont en nette régression et, c’est le lieu de vous féliciter pour votre implication pour que l’école redevienne ce lieu d’apprentissage et de formation.

En droite ligne de la vision du Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, nous avons poursuivi les réformes pour donner de la cohérence et plus de pertinence au système éducatif. Nous continuons le renforcement de l’offre en infrastructures scolaires et universitaires tout en prenant en compte l’engagement du Chef de l’Etat de résorber les salles de classes sous paillote en 2020 et d’accroitre l’accès à la formation aux métiers.

Dans le souci d’améliorer la qualité de la chaîne de certification et de sécuriser nos diplômes, nous avons achevé l’informatisation du BAC, du BEPC et le processus d’informatisation du CEP est engagé.

Avec l’appui des partenaires de l’éducation, nous avons également engagé la modernisation de la gestion des ressources humaines, y compris l'utilisation plus efficiente des enseignants. Les multiples difficultés que nous avons connues à ce niveau devraient trouver des réponses adéquates dans un avenir proche. Il en est de même de la problématique des manuels scolaires dont la conception, l’édition, l’impression et la distribution feront l’objet d’un appui de professionnels du domaine afin de nous sortir de la récurrente question de la qualité et de la disponibilité des manuels à tous les niveaux.

Notre ambition de développer l’enseignement scientifique prend forme avec l’ouverture de 2 lycées scientifiques à Bobo Dioulasso et Ouagadougou en cette rentrée 2017-2018 et l’érection de deux autres pour la rentrée 2018-2019. Cette mesure est renforcée par l’équipement de 24 établissements secondaires généraux en laboratoires de biologie, chimie, physique, SVT, Maths et TIC. Dans la même logique, la prévision de construction de 11 structures d’enseignement et de formation technique et professionnelle souligne l’ambition de développer ce sous-secteur.

Par ailleurs, dès cette rentrée, le nouveau système de bourses scolaires adopté courant août 2017 par le gouvernement permettra d’appuyer les élèves qui seront orientés dans les filières scientifiques, techniques ou professionnelles. Ces mesures incitatives visent à combler le déficit en scientifiques et techniciens.

Enfin, le chantier de la formation des personnels de l’éducation sera également ouvert avec une réflexion sur les conférences pédagogiques, la formation continue et l’encadrement pédagogique.

 

Chères collaboratrices, chers collaborateurs de l’administration,

Chères enseignantes, chers enseignants,

Cette année scolaire et universitaire, nous allons poursuivre les réformes.

Au niveau de l’enseignement universitaire, la carte universitaire du Burkina a été renforcée pour cette rentrée, avec l’autonomisation des trois centres universitaires de Fada N’Gourma, Ouahigouya et Dédougou.

Nous avons entrepris l’ouverture de classes préparatoires d’entrée aux grandes écoles pour élargir l’offre en termes de cadres dans les sciences et techniques.

En outre, les centres universitaires de Gaoua et Kaya reçoivent leurs premiers étudiants dans ce mois d’octobre. On note également la création de l’université virtuelle du Burkina Faso et des centres universitaires de Tenkodogo et de Dori.

Nous abordons cette année académique avec 7 institutions d’enseignement supérieur publiques, opérationnelles dans 11 villes. En perspective, le gouvernement compte créer très prochainement l’Ecole Polytechnique de Ouagadougou. A côté de ces efforts du gouvernement, nous saluons la contribution des promoteurs privés par l’animation d’une centaine d’établissements, majoritairement concentrées dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.

Avec le contingent de nouveaux bacheliers, l’enseignement supérieur s’apprête à accueillir un effectif total d’environ 120 000 étudiants, dans le public et dans le privé. C’est un défi énorme à relever au regard des difficultés structurelles et conjoncturelles que connaît le système d’enseignement supérieur.

 

Chers enseignantes, chers enseignants,

L’histoire est riche d’exemple d’enfants devenus célèbres qui, sans l’action bienveillante de leurs enseignants, n’auraient pas échappé à la fatalité de leur condition. Nous pensons à l’exemple d’Albert Camus qui, après avoir reçu le Prix Nobel de littérature écrivit à son instituteur Louis Germain, ces propos pleins de signification : « Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j'étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé ».

C’est cela qui fait de notre métier le plus beau et le plus redoutable comme le relève le psychologue américain Haim G. GINOTT : « Je suis venu à une conclusion terrifiante que je suis l'élément décisif dans la classe… En tant que professeur, je possède un énorme pouvoir de rendre la vie d'un enfant triste ou joyeuse. Je peux être un instrument de torture ou un instrument d'inspiration. Je peux humilier ou guérir. »

 

Cher(e)s élèves, cher(e)s étudiant(e)s,

La Nation attend de vous une attitude de rupture avec tous les comportements contre-productifs et espère que vous vous engagerez dans le travail et la quête de l’excellence. Vos parents ainsi que l’administration scolaire et les enseignants se tiennent à vos côtés pour vous aider à faire de l’école un lieu d’apprentissage et de réussite, un espace de fraternité agissante et de mûrissement de vos potentiels. Allez au dialogue et exprimez vos craintes, vos peurs, vos insatisfactions, voire vos colères. C’est le rôle de l’école et de vos parents de vous entendre et de vous orienter.

Chers partenaires sociaux, Chers parents d’élèves

Nous croyons fermement aux vertus du dialogue et en sa capacité de résorber tous les désaccords. De par le passé, nous avons dans le dialogue fait avancer la cause des travailleurs pour le grand bonheur de notre système éducatif. Nous vous réitérons notre disponibilité au dialogue et à la concertation pour accompagner toute proposition de votre part qui serait bénéfique pour l’éducation, les élèves, les étudiants, les travailleurs et donc la Nation.

« L’éducation, c’est la famille qui la donne ; l’instruction, c’est l’Etat qui la doit » disait Victor Hugo. La famille doit rester le premier foyer d’éducation ; sans elle, l’école est hémiplégique et son action elle ne peut que claudiquer. Ce sont nos actions conjuguées qui sont gages de réussite pour les apprenants. Aussi, en cette année nouvelle, nous voudrions vous renouveler nos félicitations pour votre contribution constante à la bonne marche de notre système et vous encourager à renforcer la collaboration avec l’institution scolaire et universitaire à travers vos différentes associations et individuellement dans le suivi du travail de vos enfants. C’est dans un compagnonnage étroit que nous allons conduire nos filles et fils au succès.

Chères collaboratrices, chers collaborateurs de l’administration scolaire et universitaire,

Chères enseignantes, chers enseignants,

Chers élèves, chers étudiants, chers partenaires, chers parents,

Nous avons de grandes ambitions pour notre institution scolaire et universitaire mais nous ne disposons pas de toutes les ressources, ce qui peut apparaitre à première vue comme un handicap ; cependant, à y regarder de près, cela peut être un terreau favorable à l’épanouissement de notre génie créateur. La volonté et l’imagination des individus sont les armes miraculeuses du changement. C’est pourquoi les acteurs de l’éducation doivent posséder ces deux valeurs cardinales car comme le souligne Joseph Ki-Zerbo : « L’Education est le logiciel de l’ordinateur central qui programme l’avenir des sociétés »

Bonne rentrée pédagogique.

Vive l’école burkinabè !

Jean-Martin Coulibaly

Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation

Pr. Alkassoum MAIGA

Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation

Ils seront 150, les migrants burkinabè qui vont regagner leur pays mercredi, en provenance de la Lybie. Selon un communiqué de l’Organisation internationale des migrations (OIM), « ce retour s’inscrit dans le cadre du programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration de migrants ». Depuis le début de l’année, ce sont 383 migrants burkinabè qui ont sont volontairement revenus de la Lybie.

Depuis quelques années, le Burkina Faso fait face à un flux migratoire de plus en plus important. Entre 2012 et juillet 2017, 1691 migrants burkinabè sont rentrés volontairement de plusieurs pays dont 1414 de la Lybie, 49  du Maroc et 228 du Niger.

Pour aider le pays à gérer cette situation, l’Organisation Internationale pour les Migrations a développé le programme d’Aide au Retour Volontaire et à la Réintégration (AVRR) de Migrants afin de favoriser leur réinsertion durable et de les fixer dans leur milieu. Chaque migrant bénéficie d’un appui financier et technique pour sa réintégration.

La phase de réintégration comprend, une formation en création et gestion d’entreprise, la rédaction d’un plan d’affaire selon la volonté du migrant, l’achat et la fourniture du matériel et équipement nécessaire à la conduite de l’activité génératrice de revenus. Un suivi est assuré par l’OIM pour garantir la pérennité  des actions. 

Quatre organisations de premier plan qui soutiennent l'agriculture africaine se retrouvent dans un partenariat stratégique novateur pour accroître les revenus et améliorer la sécurité alimentaire de 30 millions de petits ménages agricoles dans au moins 11 pays africains d'ici 2021.

Le Partenariat pour la Transformation Agricole Inclusive en Afrique (PIATA), d’une valeur de plusieurs millions de dollars, a été lancé mercredi à l’occasion de l’édition 2017 du Forum pour la Résolution Verte en Afrique 2017 (AGRF). Le PIATA est un partenariat innovant et porteur de changement ainsi qu’un moyen de financement qui mènerait vers une transformation inclusive de l’agricole dans tout le continent.

La Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation Rockefeller et l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) fourniront ensemble jusqu'à 280 millions de dollars américains pour catalyser et soutenir une transformation agricole inclusive dans au moins 11 pays d'Afrique, ce qui augmentera les revenus et améliorera la sécurité alimentaire de 30 millions d’exploitations agricoles familiales de petite taille.

Selon le Rapport 2017 sur l'état de l'agriculture en Afrique, le continent a besoin d'une révolution agricole qui soit originale et qui relie des millions de petites exploitations à des entreprises agroalimentaires, créant des chaînes d'approvisionnement alimentaires étendues, des emplois et des opportunités économiques pour de larges segments de la population. L'agriculture est encore le meilleur moyen pour une croissance économique africaine inclusive et une réduction de la pauvreté.

Le Ghana, le Nigeria, le Mali, le Burkina Faso, le Rwanda, l’Ouganda, le Kenya, l’Ethiopie, la Tanzanie, le Malawi et le Mozambique sont les 11 pays prioritaires pour le PIATA.

A la faveur d’une rencontre qu’il a eue lundi avec les riverains de l’avenue Kwamé Nkrumah, le ministre en charge de la Sécurité a annoncé la prise de plusieurs mesures pour une meilleure sécurisation de la zone.

Simon Compaoré a notamment déclaré que "des mesures fortes sont en train d’être prises" à cet effet.

L’avenue Kwamé Nkrumah, bordée de boutiques, de restaurants, d’hôtels et de sièges d’entreprises, a été la cible de deux attentats qui ont fait une cinquantaine de morts.

Le premier, perpétré le 15 janvier 2016, a été revendiqué par le groupe Al-Mourabitoune.

Le second attentat, commis le 13 août, n’a fait l’objet d’aucune revendication.

Par cette rencontre avec les riverains, Simon Compaoré a voulu "leur dire que l’espoir est permis", selon ses propres déclarations.

Il les a invité à une  "franche collaboration avec les forces de défense et de sécurité", pour, dit-il "mettre fin aux actions des terroristes".

L’assaut est lancé par le Mouvement pour l'engagement et le réveil citoyen (MERCI).

Lundi à Ouagadougou, son président, Abdoulaye Yogo a dénoncé les "comportements de certains responsables d’OSC dépourvus de dignité qui nous font croire que nous sommes au bord du gouffre, sinon dans le gouffre, en oubliant que nous revenons de très loin".

Dans la ligne de mire de cette association, Pascal Zaïda et le Cadre d’Expression Démocratique (CED) dont il est le premier responsable. A leur encontre, la menace est tout sauf voilée : "le peuple burkinabè est témoin de leurs faits et gestes", profère Abdoulaye Yogo.

A l’origine de la colère du Mouvement pour l'engagement et le réveil citoyen, l’annonce par Pascal Zaida d’un meeting pour dénoncer mal gouvernance, les tribunaux d’exceptions, les détentions arbitraires et les attaques terroristes.

C’est une manifestation politique, croit savoir monsieur Yogo qui demande à ces "OSC politiciennes de se déclarer partis politiques", s’ils veulent se lancer dans les organisations de "grands meetings".

Au passage, le Abdoulaye Yogo et ses camarades lancent une menace non voilée: "nous disons que le peuple burkinabé est témoin de leurs faits et gestes".

Le MERCI, dire faire cette revendication, afin que "les OSC soient responsables, républicaines et respectueuses du peuple burkinabè".

Salifou Diallo est mort. Sa succession est l’objet de vives bousculades, essentiellement entre députés du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Mais cet appétit n’est pas du gout du chef de l’Etat, qui a déjà eu à faire savoir qu’il ne voulait pas de "désordre" dans le pays.

Face aux excitations des uns et des autres, Roch Marc Christian Kaboré a fait passer un message qui pourrait se résumer en quelques mots : "arrêtez pour vous là" !

Des informations recueillies par Kamanews, et contrairement à ce que les intéressés tentent de faire croire par une campagne déguisée, aucune des personnes dont les noms qui circulent dans la presse n’est le candidat, ni du MPP, ni du président Kaboré aux fonctions le président de l’Assemblée nationale.

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