Icivil présenté à Michaelle Jean

La secrétaire générale de l’organisation internationale de la Francophonie (OIF) a visité ce vendredi 03 mars une maternité pilote du système intégré d’enregistrement des naissances encore appelé, icivil, au centre médical Schiphra. Finies désormais la paperasse et les pertes de temps dans les enregistrements des naissances au Burkina Faso. 

Avec icivil, ce sont les nouvelles technologies au service de l’état civil. En effet, ce système qui veut révolutionner l’état civil burkinabè est basé sur une application mobile qui permet de faire les enregistrements des naissances à partir de sms cryptés. Concrètement, les données de chaque nouveau-né sont envoyées par sms depuis le téléphone de l’agent de santé dûment autorisé, après couplage à un authentifiant unique et infalsifiable.

Ensuite ce sms est reçu instantanément sur le serveur du centre national d’état civil. Là, le couple sms/authentifiant renseigne de manière automatique une fiche de naissance qui sera toute prête à être imprimée et signée par l’autorité compétente. Ainsi, le registre d’état civil devenu national s’étoffe jour après jour et les parents n’auront plus à parcourir de grandes distances pour les déclarations. Les actes de naissance sont obtenus sur présentation du bracelet remis le jour de l’accouchement.

Il faut dire qu’avec ce système, chaque burkinabè n’aura  plus besoin de repartir dans sa commune de naissance pour se faire délivrer un extrait de naissance et les autorités pourront également vérifier l’authenticité de tout document civil en circulation instantanément en ligne.

La secrétaire générale de l’OIF Michaelle Jean s’est réjouie de cette nouvelle trouvaille qui va révolutionner l’enregistrement des naissances au Burkina et au-delà, tout le continent africain. C’est d’ailleurs dans ce cadre que l’OIF à travers son programme de soutien à l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes accompagne ce projet.

Le Co-inventeurs du projet Adama Sawadogo a indiqué que le système va révolutionner l’état civil africain qui souffrait de plusieurs carences. Le maire de la commune de Ouagadougou lui dit être comblé par cette innovation qui permet de donner un statut à tous les enfants qui vont désormais naître dans toutes les maternités, car 57 % des naissances n’étaient pas déclarés au Burkina Faso.

Il faut dire que le projet est en phase d’expérimentation dans dix (10) maternités avec 1836 naissances déjà enregistrées avec le système et selon Adama Sawadogo, il attend juste le décret officiel pour que tout le pays puisse en bénéficier.