Echangeur du Nord : les affectés réclament indemnisation

La coordination des comités de défense et d’approfondissement des acquis de l’insurrection populaire (CDAIP) section Sig-Nonhin a organisé le 28 janvier 2017 un meeting dans le cadre de la lutte engagée pour la satisfaction des revendications des personnes affectées par la construction de l’échangeur du Nord.

La construction de l’échangeur est tant attendue suscite des gorges chaudes au sein des populations des quartiers Tampouy, Kilvin et Bissighin. En effet, une partie de cette population se sent toujours laissée à son propre sort. Pour cette section des CDAIP, des centaines de maraîchers dans le lit du barrage se voient dépossédées de leurs moyens de production avec des dédommagements dérisoires pour certains et d’autres attendent encore, exigeant des conditions à la hauteur des pertes subies. En plus d’être mises en quarantaine, les populations courent de graves risques de santé du fait de la poussière mais aussi de l’insécurité causée par les déviations sommaires. 

Des établissements scolaires en passant par les nombreux commerçants, tabliers et autres acteurs économiques, tous se sentent concernés par les problèmes liés au chantier. Pour les populations, ce ne sont pas les travaux de l’échangeur qui posent problème en réalité, mais plutôt l’attitude des différents acteurs et particulièrement des autorités municipales, et du bureau d’étude qui les irrite.

Les populations réclament le dédommagement conséquent des maraîchers, le recensement et le dédommagement des personnes affectées par la fermeture de la RN2 et RN22, le bitumage des déviations, l’aménagement d’un terrain de sport pour les élèves et les organisations sportives et aussi la mise en place d’un comité de concertation et de gestion des crises impliquant les représentants des différents acteurs affectés.
Pour le secrétaire de la fédération des groupements de maraîchers de Sig-Nonghin, Adonikam Kombary, le déguerpissement sans site de prolongement constitue la disparition des maraîchers. Il demande aux autorités de revoir le barème du dédommagement afin de leur permettre de se reconstruire.