Démocratie burkinabè : la victoire des ripoux

Un rapport rendu public par le réseau national de lutte anti-corruption (Ren-Lac) établit un parallèle entre les résultats des partis aux élections du 29 novembre, et le niveau de corruption qu’ils ont pratiquée.

Tous les partis ont eu recours à la corruption, note le Ren-Lac. Mais selon le rapport, c’est le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) qui s’est le plus livré à une telle pratique.

Cette formation politique a remporté les législatives, et son candidat est sorti vainqueur de la présidentielle du 29 novembre.

Comme dans les urnes, le MPP est suivi, dans la pratique de la corruption, par l’UPC de Zéphirin Diabré, et le CDP, le parti de l’ancien président Blaise Compaoré.

L’enquête pour la production du rapport a couvert la période du 2 août au 29 novembre.

Le Ren-Lac est une organisation de la société civile. Son objectif est de «contribuer à l’éradication de la corruption au Burkina Faso».