Contrevérités de promoteurs immobiliers

Ils sont de nouveau à l’offensive, alors que se rapproche l’examen, à l’Assemblée nationale, du projet de loi relatif à la reforme dans le secteur de la promotion immobilière et foncière.

Usant d’une conférence de presse, leur arme de prédilection, un groupe de « promoteurs immobiliers » s’insurge contre l’Etat à qui il reproche de vouloir disposer d’un monopole sur « toutes les opérations de lotissement ». C’est un grave recul pour le Burkina Faso, estiment les animateurs de cette conférence de presse.

Et où est le problème donc, est on tenté de se demander ?

Vendre des terrains nus n’est pas, aujourd’hui, la préoccupation de l’Etat burkinabè. Tous les efforts doivent concourir à l’accès des populations au logement.

Etonnant que des individus qui se réclament « promoteurs immobiliers » s’acharnent tant pour obtenir le droit de faire plutôt de la promotion foncière. Alors, que chacun fasse ce dont il se prévaut !

L’opinion nationale suivra volontiers les promoteurs immobiliers s’ils demandaient, par exemple, à l’Etat de leur accorder des avantages divers pour leur permettre de construire et vendre des maisons à des coûts relativement accessibles aux Burkinabè moyen.