Ces ministres qui ne voulaient pas d’avocats

A l’entame du procès, les anciens ministres ont été appelés chacun par son nom et les noms de ses conseils pour se présenter devant les membres de la cour.

Parmi eux, certains anciens ministres ont opté de ne pas s’attacher les services d’avocat. Il s’agit de l’ancien ministre de la Culture et du Tourisme, Baba Hama et de l’ancien Secrétaire général du Gouvernement et du conseil des ministres, Baba Demé qui disent être en mesure de se défendre sans assistance d’avocats.

A la question de savoir s’ils n’ont pas besoin de se faire assister par un avocat, ils ont répondu vouloir se défendre seuls. Mais cela ne serait pas conforme au code pénal. 

Cette situation visiblement irrégulière devrait être réparée et selon un avocat, il faut nécessaire en commettre d’office. 

Les prévenus doivent se faire assister par un conseil du fait que la matière est criminelle et Me Somé, l’un des conseils des ministres a réagi et inistant qu’il faudra résoudre cette question. Le président de la Haute cour, Mathieu Ouédraogo a répondu en disant : « on reviendra sur ça ! »

Contrairement aux deux ministres, d’autres se sont attachés les services de plusieurs avocats ou de cabinet d’avocats entier. C’est le cas de la ministre Nestorine Sangaré qui sera défendue par le cabinet d’avocats SIDWAOGA, le ministre Djibril Bassolet par le cabinet SCPA Thémis B et le Premier ministre Luc Adolphe Tiao par les avocats Me Frédéric Titinga, Me Armand Bouyain, Me Lassané Ouédraogo entre autres.