Ce que Ban Ki-moon et Roch se sont dit

Le secrétaire général de l’Onu a visité deux hôpitaux de Ouagadougou, connus pour les égards qu’ils accordent aux populations les plus démunies.

Une action qui est la traduction, dans les faits, du message que Ban ki-moon est venu livrer au Burkinabè.

Le Burkina est “un modèle de démocratie”, a-t-il noté à plusieurs reprises. Le patron de l’Onu a aussi dit avoir  “conscience que le Burkina Faso revient de loin”.

Apres l’insurrection, après une transition dont le bilan est loin de faire l’humanité, il est grand temps de reconstruire le pays.  Et sur ce plan, la visite du secrétaire général de l’Onu est un appui dont les autorités de Ouagadougou ont besoin.

L’économie du pays n’est pas au mieux de sa forme, et les incertitudes de ces deux dernières années ont ralenti, et parfois même entrainé la suspension de nombreux projets de développement financés grâce à la coopération internationale.

Le gouvernement burkinabè trouve, donc, en Ban ki-moon un ambassadeur pour plaider sa cause à travers le monde.  Sur les questions du développement, de la réforme du secteur de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, Roch Kaboré a demandé à Ban Ki-moon l’appui de son institution.

Discours de circonstance ou réelle admiration, le premier responsable de l’Onu n’a pas tari d’éloges à l’endroit du Burkina et de sa population.

Mais l’Onu ne fera rien pour le Burkina, sans une contrepartie.  

Selon les confidences faites à kamanews par un fonctionnaire onusien,  Ban Ki-moon a fait entendre aux dirigeants burkinabè l’importance que la communauté internationale accorde à la bonne gestion des ressources qu’elle consentira à dégager pour leur pays. En des termes moins diplomatiques, le Burkina, par ses dirigeants, doit donner des gages de son engagement à lutter contre la corruption, et toutes les formes de mal gouvernance.

Ban Ki-moon a aussi exigé du Burkina Faso un respect des droits de l’homme, y compris ceux relatifs aux orientations sexuelles des personnes.  “Nul ne doit se cacher en raison de sa sexualité”, a déclaré le patron des Nations-Unies