Au tribunal militaire, Madi risque la mort par fusillade

Le marathon judiciaire que la justice militaire a relancé  le jeudi 5 janvier est entrain de tenir toutes ses promesses. Il est loin de se terminer. Aussitôt suspendu après sa reprise ce 12 janvier, le procès reprendra lundi.

Le juge a, de plein droit, requalifié les faits de la poursuite. Les prévenus sont poursuivis désormais pour complot militaire, une infraction pour laquelle ils encourent jusqu’à la peine de mort. Au Burkina Faso, cette sanction est appliquée par fusillade.

Un revirement de situation au regard duquel les avocats de la défense ont demandé un delai 72h pour mieux se préparer. Pour eux, même si le juge refuse toujours de le concéder, cette requalification est bien la preuve que le tribunal militaire est incompétent pour connaitre de cette affaire. C’est du reste l’une des exceptions qu’ils avaient soulevées à l’entame de ce procès.

Bien tenaces, les avocats de la défense ont, de nouveau, insisté sur la nécessite de faire comparaître les Généraux Gilbert Diendéré et Pingrenoma Zagré à titre de témoins. Une revendication rejetée par le juge jusqu’à présent, malgré le fait que l’accusation n’y voit aucun “inconvénient”.

Les avocats réclament aussi du juge que soient prises en comptes, les informations “précises” fournies à l’audience par le Caporal Madi Ouédraogo, le présumé cerveau de cette affaire. Ce dernier a indiqué au tribunal être victime d’un complot, pour avoir refusé d’obéir au Général Yacouba Isaac Zida.

Selon Madi Ouédraogo, l’ancien Premier ministre burkinabè lui avait demandé de tuer les Généraux Diendéré, Bassolé et l’actuel président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo.