Attentat terroriste à Ouaga : l’enquête se poursuit, « non sans difficulté »

La justice burkinabè a une idée plus précise sur la manière dont les terroristes du 15 janvier sont parvenus à tuer 30 personnes à Ouagadougou.

Le procureur du Faso affirme que le commando était composé de « trois jeunes individus de sexe masculin ». Maïza Sérémé indique qu’ils étaient porteurs de fusils d’assaut de type AKS, de grenades défensives et de « combustibles dont la nature reste à déterminer ».

Selon le procureur du Faso, le Splendid Hôtel n’était, en fait, qu’un lieu de repli et, probablement, de rencontre de complice. La cible des assaillants était le restaurant café Cappuccino, où 29 personnes ont été tuées.

La justice burkinabè travaille sur la piste terroriste. « Le matériel employé pour l’attaque rapproche l’enquête de la filière djihadiste, auteur de l’attaque du Radisson Bleu au Mali », déclare le Procureur du Faso

En novembre 2015, une attaque contre un hôtel de Bamako et revendiquée par Al Mourabitounes, un groupe lié à Al Qaeda, avait fait 22 morts.

Sur sa marge de manœuvre dans la conduite des investigations, le procureur Sérémé dit avoir « les mains libres », mais évoque des « difficultés » sans en préciser la nature. Du reste, déclare-t-elle, « quelqu’un d’autre ne peut pas venir diriger l’enquête, c’est le parquet de Ouaga qui est saisi, c’est le Procureur du Faso qui dirige l’enquête ».

L’enquête en cours bénéficie, notamment, de l’appui  d’experts français. Certaines sources proches du dossier les suspectent de ne pas tout partager des informations recueillies avec la partie burkinabè.