Attentat au Mali : Le GIGN est venu de Ouaga

C’est du Burkina Faso qu’est arrivée une partie des éléments des forces spéciales françaises qui ont pris part à la reprise en main de l’hôtel Radisson, vendredi, à Bamako. Les hommes sont partis de leur caserne située à Kamboinsin, dans la périphérie de la capitale burkinabè.

Leur participation à l’opération antiterroriste n’a pas fait l’objet d’une communication spéciale. Les medias français ont surtout annoncé le départ, depuis l’hexagone, d’une quarantaine d’éléments du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

Environ 300 hommes du Commandement des opérations spéciales (COS) stationnent au Burkina Faso. Leur présence a toujours été démentie par les autorités de Ouagadougou.

Les hommes du COS sont dits surentrainés. Ils sont spécialisés, entre autres, dans le renseignement, la neutralisation d’installations, le contre-terrorisme, la protection de personnalités.

Ce n’est pas une première pour cette unité de Ouagadougou d’intervenir au Mali. Ce sont eux qui ont mené les premières attaques de l’opération Serval, à l’aide de deux hélicoptères « Gazelle ». Ce raid du 11 janvier 2013 avait permis de stopper la progression d’une colonne de djihadistes qui faisait route vers Konna, dans les environs de Mopti.

L’attaque contre l’hôtel Radisson a fait, officiellement, 22 morts. Elle a été revendiquée par Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar, puis par le Front de libération du Macina d’amadou Koufa, un proche de Lyad Ag Ghali.